lundi 19 novembre 2018

Unité !

Notre vie quotidienne est immergée dans les unités. Sur la balance de la salle de bains, ce sont les kilogrammes; sur notre montre (ou notre téléphone portable, les secondes, les minutes, les heures; au volant de notre voiture (et sur les radars de la maréchaussée), les kilomètres par heure; quand nous passons à la pompe à essence, les litres; ...

Ces unités sont assez anciennes, elles ont été modifiées à de multiples reprises. Et on était habitués à les savoir communes à tout le monde, scientifique et économique. Seul le kilogramme, défini à partir d'un "prototype" en alliage de platine et d'iridium posait des problèmes, puisque ce prototype maigrissait doucement (quelques dizaines de microgrammes tout de même) depuis 150 ans. Mais comme c'était l'étalon, il ne pouvait - par définition - pas varier de masse. Ce sont toutes les autres masses qui devaient, en contrepartie, grossir.

Et puis, il y a d'autres unités, moins facile à visualiser : les décibels pour mesurer l'intensité sonore, ou les Watts par mètre qui mesurent le "débit d'absorption spécifique" de nos téléphones portables.

La semaine dernière, du 13 au 16 novembre 2018, des scientifiques de tous les pays se sont réunis en conférence, et ont adopté de nouvelles définitions pour les 7 unités de mesure fondamentales. On a notamment :
  • Le kilogramme, symbole kg, est défini en prenant la valeur numérique fixée de la constante de Planck, h, égale à 6,626 070 15 × 10–34 lorsqu’elle est exprimée en J s, unité égale à kg m2 s–1, le mètre et la seconde étant définis en fonction de c et ∆νCs.
  • L’ampère, symbole A, est l’unité de courant électrique du SI. Il est défini en prenant la valeur numérique fixée de la charge élémentaire, e, égale à 1,602 176 634 × 10–19 lorsqu’elle est exprimée en C, unité égale à A s, la seconde étant définie en fonction de ∆νCs.

Les unités sont donc (seront donc à compter du 20 mai 2019)
  1. dépendantes les unes des autres : pour définir le kg, on a besoin de la vitesse de la lumière et de la seconde, pour définir l'ampère on a besoin de la seconde, etc.
  2. quantiques... Elles nécessitent de connaître les constantes d'Avogadro, de Planck, de Boltzmann et la charge élémentaire de l'électron.

Bon, ça ne rendra pas mon régime plus facile, mais je vais regarder ma balance d'un autre œil...

lundi 29 octobre 2018

La symphonie de l'EFQM

Pour les anglophones (mais on comprend le message même si on ne comprend pas les paroles), une intéressante présentation de ce que fait l'EFQM, la Fondation Européenne pour le Management de la Qualité. C'est à base d'orchestre, de chef d'orchestre, de compétences et d'unisson. Regardez ça en cliquant sur ce lien.

Dans mon livre "La Qualité du Management", je reprends aussi l'image de l'apprentissage de la musique.

Amusant...

H

samedi 20 octobre 2018

Pour un réveil écologique

À l'attention des étudiantes et étudiants qui parcourent ces pages : allez lire, et pourquoi pas signer, le manifeste étudiant pour un réveil écologique.

Il suffit de suivre ce lien.

Je ne suis plus étudiant, sinon j'aurais signé des deux mains.

H

jeudi 18 octobre 2018

Une information tout à fait glucose...

Sur France Inter ce matin, on annonce le début de la campagne de vaccination antigrippale. Et un professeur de médecine est invité. Il explique que le sang des diabétiques étant plus riche en sucre que le sang des autres personnes, les diabétiques sont plus sujets que les autres aux infections. Cela parce que les micro-organismes ont besoin de sucre pour se développer. Il cite ainsi les problèmes aux extrémités des membres (les pieds), les infections urinaires, les affections pulmonaires. Et il cite la grippe.

Monsieur le professeur, je ne remets pas en cause vos compétences en matière de diabétologie. Mais si les diabétiques sont plus sensibles que les autres à la grippe, ce n'est probablement pas à cause de l'excès de glucose dans leur sang. Parce que la grippe est due à un virus. Et que les virus ne possèdent pas de métabolisme propre. En d'autre termes, les virus ne sont pas des bactéries. Même si les deux sont responsables d'infections.

Ah là là, ce n'est pas facile d'être omniscient...

H

jeudi 27 septembre 2018

La sécurité au travail

Il y a 17 ans, une explosion ravageait le site toulousains des Azotes de France, une usine plus connue sous le signe AZF. Une enquête parlementaire avait suivi, qui avait interviewé nombre de chefs d'entreprises, de représentants syndicaux, de membres des CHSCT, sur tous les sites chimiques français (Le Havre-Port Jérôme, Carling, Fos-sur-Mer, la vallée de la chimie au sud de Lyon, etc.

Parmi les recommandations de cette commission d'enquête, il y avait celle consistant à ne plus attribuer les moyens du CHSCT (en clair : les heures de délégation) en fonction du nombre de salariés, mais en fonction de la dangerosité du travail. Cela semble une telle évidence qu'on se demande comment ne pas y avoir pensé plus tôt : 500 salariés dans une fac de lettres ne sont pas exposés au même risques que 3 soudeurs intervenant sur une plate-forme de vapocracking d'hydrocarbures.

Le 28 août dernier, il y a donc tout juste un mois, Mme Charlotte LECOCQ, députée, a remis au Premier Ministre un rapport sur la santé au travail (vous pouvez le télécharger en cliquant ici).

Ce travail volumineux est très instructif, je vous recommande de passer du temps à le lire. Mais je ne peux pas résister à la tentation de vous recopier la Recommandation n°14 : Proportionner les obligations et les moyens à déployer dans les entreprises en fonction de leur spécificité et des risques effectivement rencontrés par les salariés.

D'où me vient cette impression de déjà vu ?

H

lundi 10 septembre 2018

Cherchez l'erreur...



La photographie n'est pas parfaite certes et on ne lit pas tout. Mais faites-moi confiance, le produit dont il s'agit est du "saumon fumé des Highlands".

Dans les souvenirs de géographie qui me restent, les Highlands se situent au nord-ouest du fameux Loch Ness, en Écosse, à au moins 500 kilomètres au nord du nord de l’Île de France.

Alors, quelle est la légitimité de ma marque "mangeons local en Ile de France" qui est bien visible sur l'emballage?

Cette marque est la propriété du Centre Régionale (sic!) d’Innovation Agricole et Alimentaire (CERVIA) Paris Ile-de-France, organisme associé à la Région Ile-de-France. Son site Internet regorge de considérations toutes plus écologiques les unes que les autres :

Une démarche en mouvement
Il est cinq heures, Paris s’éveille… Ici et dans tous les terroirs d’Ile-de-France, on travaille déjà. On cultive, on élève, on sème, on transforme, on cuisine, on sélectionne. Agriculteurs, artisans, PME, restaurateurs, commerçants, tous regroupés au sein de la grande famille Mangeons Local en Ile-de-France s’attachent à vous proposer du bon, du frais, et du local.

Repérez-les en un clin d’œil !

Une marque pour les produits
Comment distinguer une pomme francilienne, un jambon de Paris, un yaourt d'Ile-de-France ? Ils arborent fièrement la marque Mangeons Local en Ile-de-France. Gage d'origine, cette marque identifie les producteurs qui s’engagent à cultiver le savoir-faire local et à protéger l’environnement régional.

Manger local, un engagement citoyen
Ultra frais et savoureux, les produits locaux sont fiers de leurs qualités nutritionnelles.
Vous connaissez l’origine des aliments consommés, vous participez à la réduction des gaz à effet de serre et soutenez l’économie locale.


Faire faire plusieurs centaines de km en avion à des poissons ne me semble pas répondre à ce que je viens de lire. Alors quoi ? Si seule la dernière étape de transformation suffit à conférer le statut de "local", est-on bien dans la philosophie du "locavorisme" ? Je suis loin d'en être sûr.

Mais bon, le saumon était excellent...

H


mercredi 5 septembre 2018

Mon livre est disponible !

Samedi dernier, l'émission de France Inter "La librairie francophone" invitait Daniel Picouly. À un moment, celui-ci a déclaré que, pour juger d'un livre, il lisait la page 19. Cela lui donnait un bon aperçu du contenu de l'ouvrage. Je suis donc allé regarder "ma" page 19. Et il a raison, M'sieu Picouly. La page 19 de mon livre, c'est ça :



Le management des entreprises (ici un laboratoire de biologie) n'a pas compris ce qu'était la fonction "qualité". Et c'est l'essence même du problème. Et c'est ce que je tente de clarifier, en 250 pages.

Il faut toujours soigner sa page 19...

H