lundi 27 janvier 2014

food defense

Sous le terme anglophone de "food defense", utilisé sans qu'il soit traduit en français, on regroupe tout ce qui a trait à la protection des produit, des procédés et des usines agroalimentaires vis à vis du risque de contamination volontaire par un employé ou par un "visiteur" anonyme. Cette forme de malveillance (qui peut aller jusqu'au terrorisme) fait l'objet de peu de communication de la part des entreprises, car il est délicat de suspecter ses propres salariés, comme il est risqué d'attirer l'attention sur la facilité avec laquelle les produits peuvent parfois être contaminés.

La très fameuse méthode HACCP est impuissante à prévenir la malveillance, il faut donc utiliser des stratégies, des méthodes et des outils différents. Aujourd'hui les assureurs ne demandent rien à ce sujet, cela pourrait changer.

C'est ces jours-ci que l'on apprend qu'un employé d'une usine de plats surgelés japonais a été arrêté par la police. Il est soupçonné d'avoir contaminé les produits avec un insecticide (le malathion). D'après le site internet du Japan Times, on a retrouvé jusqu'à 26 grammes de malathion par kg de produit (26 000 ppm). Le rappel, initié en décembre 2013, a concerné 6,4 millions d'emballages.

Je souhaite que les 28 000 personnes rendues malades recouvrent la santé sans garder de séquelles, mais je sais que les conséquences financières pour l'entreprise - et pour les collègues de cet employé - seront importantes.

Signalons enfin que le directeur de l'usine a démissionné. Cela ne fait pas progresser la situation, mais cela montre que dans certains pays, les responsabilités qui vont avec les hauts salaires sont parfois assumées avec courage.

Néanmoins, je vous souhaite bon appétit.

H