mercredi 6 novembre 2013

Le bal des casse-pieds

J’exerce une activité professionnelle qui m'amène à me déplacer chez mes clients, et qui me permet également de travailler depuis chez moi. Cette dernière option présente de nombreux avantages : un code vestimentaire plus relâché, une musique de fond à ma guise, une cantine excellente ... Mais il y a aussi des inconvénients. Vous êtes harcelés par les vendeurs de fenêtres, les offreurs de repas gastronomiques pour retraités, les démarcheurs en assurance complémentaires santé... Pas une journée sans appel - parfois sur mes deux lignes téléphoniques à la même seconde !

Aujourd'hui, comme hier, comme la semaine dernière, c'est LIBRE TELECOM (code acteur à l'ARCEP : LITE, créé le 7 août 2013). Je ne sais pas comment ils font pour être aussi pénibles, mais je sais qu'ils sont très mauvais en relation clients. En effet, dès leur premier contact avec les prospects, ils commencent par mentir. Je passe sur les prénoms francisés des téléconseillers dont l'accent rend le montage improbable, pour insister sur l'accroche. "Je vous appelle pour activer votre réduction téléphonique". Le verbe "activer" laisse entendre que nous sommes déjà en affaires, qu'il y a une option de mon contrat que je n'ai pas activée, ou quelque chose de cette sorte.

Il n'en est rien - bien entendu. C'est un réalité un opérateur concurrent de celui avec lequel je suis en contrat, qui, une fois que j'aurai signé avec lui, me promet un tarif défiant toute concurrence ("1 centime la minute, contre 10 centimes la minute avec orange, monsieur". Mais comment savent-ils si j'ai un abonnement avec un forfait ou pas ? Mystère ? Non en fait, ils ne le savent pas, bien entendu. Nouveau mensonge !).

En France, une seule entreprise s'appelle LIBRE TELECOM, elle est domiciliée dans un centre d'affaires à Merignac. Son gérant gère aussi un café à Bordeaux, dont les comptes 2010 ne sont pas florissants. Je ne sais pas s'il s'agit des mêmes personnes, puisque le code APE est celui du commerce de détail, ce qui ne correspond pas à une activité d'opérateur téléphonique. J'ai demandé avec insistance à la pauvre dame au bout du fil de me passer son superviseur, puis le directeur de la plate-forme - ce qu'elle a refusé de faire. Je lui ai demandé ensuite avec insistance (et probablement une certaine dose d'énervement) de faire en sorte que je ne sois plus jamais rappelé. On verra si elle peut le faire.

Comment peut-on imaginer créer quoi que ce soit de durable sur des bases aussi malsaines ? Si comme moi vous pensez que c'est impossible, alors la seule conclusion que l'on doit en tirer est : "il s'agit de personnes avec une éthique réglée à un niveau très bas, qui ne reculent devant aucun artifice pour générer de l'argent". Votre mère serait-elle fière de vous ?

H