lundi 22 juillet 2013

Rôle de l'État et management de la qualité

Mon blog parle de qualité et pas de politique. Cependant, on pourrait espérer que les femmes et hommes politiques (et avec eux les économistes, les journalistes, les chefs d'entreprise) comprennent les principes de base du management de la qualité, et mettent en place des politiques publiques cohérentes avec des objectifs communiqués.

J'ai commencé la lecture du livre de Joseph STIGLITZ intitulé Le triomphe de la cupidité. Publié en 2010 (et en 2011 pour la version française) - une éternité pour une analyse de la situation mondiale, cet ouvrage explique comment s'est produite la crise dite des "subprimes", et comment les pays, à commencer par les USA de George. W. Bush puis de Barack. H. Obama, ont réagi. En un mot comme en cent : mal, des fonds gigantesques ayant servi à sauver les banques, responsables de cette crise, alors que l'industrie automobile par exemple était obligée de déposer le bilan. Les organisation prédatrices et très libérales ont socialisé les pertes et fait en sorte que les impôts des petits contribuables servent à payer les salaires de leurs patrons.

Une citation de Stiglitz raccroche de manière très claire le politique et la qualité : "Les ressources sont rares; le rôle de l'Etat est de rendre l'économie plus efficace, et d'aider les pauvres et ceux qui ont du mal à s'en sortir."

On est là dans le cœur de la qualité : engagement de la direction et clarté des objectifs. Ensuite, la planification est facile.

Début 2008, le Président Nicolas SARKOZY a confié à Joseph Stiglitz la présidence d'une commission bien moins ambitieuse, puisqu'elle devait réfléchir à "la Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social", afin de trouver un indicateur de croissance qui ne soit pas le seul PIB. Les travaux de cette commission ont donné lieu à un rapport, accessible en suivant ce lien.

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